Intégrer des données spatiales avec GeoQlik 11.6

GeoQlikGeoQlik est la solution permettant d’intégrer la dimension géographique aux applications QlikView. Dans sa version 11.6, GeoQlik offre la possibilité de consulter, d’analyser et de partager des tableaux de bords avec des composants géographiques qui peuvent être manipulés comme n’importe quel objet QlikView standard.

La gestion des données spatiales s’effectue depuis la console d’administration web : GeoQlik Management console.

Il est tout d’abord nécessaire d’ajouter les couches cartographiques que vous souhaitez utiliser. GeoQlik permet de se connecter directement aux données spatiales des principaux standards SIG :

– fichiers Shape

– bases de données spatiales PostGIS et Oracle Locator

– fichier GeoQVD

Ajouter des nouvelles données

 

 

 

 

 

 

Toutes les couches cartographiques ajoutées sont alors visibles dans la console et il est alors possible de modifier plusieurs options (nom de la couche, champ pour les étiquettes, champs accessibles pour la recherche, etc.).

Données de l'application

La deuxième étape concerne les fonds de plan qui seront disponibles dans l’application. L’utilisateur pourra ainsi choisir, parmi les fonds de plan paramétrés, celui qu’il souhaite afficher. Plusieurs types de fonds de plan peuvent être configurés :
– Open Street Map
– Google Maps (nécessite une clé de licence gratuite ou Premium)
– Web Services WMS et TMS (accès à des cartes ou des tuiles en HTTP à l’aide d’une URL)

fonds de plans disponibles

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière étape permet de paramétrer l’aspect visuel des couches. Pour cela, vous disposez d’un panel de paramètres vous permettant de modifier le style des objets, de la sélection et des étiquettes.

paramétrer l'aspect visuel des couches

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est également possible de créer un lien http et intégrer un copyright à la couche.

Methadonnées de la couche

 

download GeoQlik Extension

Une fois la configuration des données spatiales effectuées, vous pouvez créer votre composant cartographique dans QlikView Local Client. Au préalable, il est nécessaire d’installer l’extension GeoQlik en la téléchargeant depuis le serveur (http://<serveur>/geoqlik).

Pour pouvoir utiliser l’extension GeoQlik, il est nécessaire d’activer le mode WebView de QlikView via le menu  Affichage > Activer/Désactiver WebView.

Lorsque vous ajoutez un nouvel objet sur une feuille, vous avez alors la possibilité de glisser le composant GeoQlik à l’endroit souhaité.

GeoQlik Nouvel objet de feuille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GeoQlikLa première étape consiste à définir la dimension courante. C’est un champ de votre document QlikView sur lequel vous allez effectuer l’ensemble de vos analyses. Il doit pouvoir être lié avec vos données cartographiques. Vous devez donc vous assurer que votre document QlikView contient un champ commun avec la donnée cartographique. Vous pouvez modifier la dimension courante en cliquant sur le crayon.

GeoQlikGeoQlik permet de créer des analyses sur une seule dimension ou sur plusieurs, via les groupes cycliques. Vous êtes obligé de saisir le nom du groupe dans la liste déroulante car elle ne liste pas les groupes. Le bouton double flèche permet de paramétrer les seuils de visibilités des dimensions.

La deuxième étape est la création de l’analyse elle-même. L’analyse correspond à la représentation d’un indicateur sur la carte. Le bouton  » Nouvelle analyse  » permet de lancer un assistant qui vous aide à créer votre analyse pas-à-pas.

Il faut d’abord  réaliser la jointure entre la dimension courante et la donnée cartographique. L’objectif est de joindre un champ QlikView à une couche cartographique pour pouvoir visualiser le champ QlikView sur une carte. Par exemple, la couche pays peut être jointe à la dimension pays grâce au code du pays.

join data to the current dimension

 

 

 

 

Il faut ensuite choisir le type d’analyse désirée.

choice of the analysis type

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis saisir le libellé de l’analyse et lui attribuer une expressionexpressio. Il suffit dans l’assistant (+) de sélectionner la fonction et le champ souhaité dans les listes déroulantes disponibles.

Expression

 

 

 

Enfin, vous pouvez paramétrer votre analyse : les couleurs (prédéfinies ou personnalisées), l’opacité et le style de votre analyse.

styles and colors

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque la création de l’analyse est terminée, celle-ci s’affiche sur la carte et fait l’objet d’un bloc à gauche de la carte. Le bouton en forme d’engrenage permet d’éditer l’analyse pour  la modifier (jointure, expression et paramètres d’affichage). Il est possible de créer plusieurs analyses sur la même carte afin que l’utilisateur puisse choisir la ou les analyses à afficher sur la carte.

GeoQlik chiffres d'affaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fois l’analyse finalisée il faut la sauvegarder en cliquant sur la disquette. La carte enregistrée sera celle visible par les utilisateurs lorsqu’ils y accèderont via l’Access Point.

Il est possible de rendre l’application accessible sur le serveur QlikView de façon à ce que les personnes ne disposant pas de QlikView sur leur poste en local, puissent accéder aux documents. Comme pour Qlikview, le document .qvw doit être copié sur le serveur dans le répertoire où sont stockés les documents.

Avec la souris, vous pouvez naviguer, vous déplacer, zoomer ou faire une sélection sur la carte. Deux onglets sont disponibles à gauche de la carte pour afficher la légende ou le paramétrage de la carte. L’onglet de paramétrage présente les analyses, les extras (couches supplémentaires d’habillage disponibles) et les fonds de plan.

GeoQlik

 

 

 

 

 

 

 

 

L’extension GeoQlik dispose d’un outil de sélection qui permet de sélectionner la forme et la couche cartographique souhaitées dans le menu déroulant. Les sélections effectuées pourront être sauvegardées afin d’être rouvertes par la suite. Elle dispose aussi d’un outil de dessin afin de mettre en évidence des éléments sur la carte. Des outils de recherche et de filtre sont également disponibles.

GeoQlik

Charger des données spatiales dans PostGIS

PostGIS est le module spatial qui confère au serveur PostgreSQL le statut de système de gestion de base relationnel spatial. Le nom provient de la PostGIScontraction de PostgreSQL et de GIS (Geographic Information System). PostGIS permet le traitement d’objets spatiaux dans les serveurs PostgreSQL, autorisant le stockage en base de données pour les SIG. Il a été publié sous la licence de style BSD et est donc un logiciel libre.

Une base de données spatiales ajoute des types de données pour représenter les entités géographiques. Ces types de données spatiales permettent d’accéder à des propriétés de l’entité géographique comme ses contours ou sa dimension. Elle fournit également un ensemble complet de fonctions pour analyser les composants géographiques, déterminer les relations spatiales et manipuler les objets géographiques.

Si vous souhaitez installer PostgreSQL, cela peut se faire en téléchargeant les binaires de PostgreSQL sur le site du projet : http://postgresql.org/download. Après avoir installé PostgreSQL, utilisez l’outil StackBuilder pour ajouter l’extension PostGIS à votre installation.

PGAdmin3est l’outil d’administration graphique pour PostgreSQL et PostGIS. Si c’est la première fois que vous lancez pgAdmin, vous devriez avoir une entrée du type PostGIS (localhost:5432) déjà configurée dans pgAdmin.

PostgreSQL fournit ce que l’on appelle des modèles de bases de données qui peuvent être utilisés lors de la création d’une nouvelle base. Cette nouvelle base contiendra alors une copie de tout ce qui est présent dans le modèle. Lorsque vous installez PostGIS, une base de données appelée template_postgis_20 a été créé. Si vous utilisez ce template comme modèle lors de la création d’une nouvelle base, ce sera une base de données spatiales.

Pour créer une nouvelle base de données spatiales, cliquez avec le bouton droit sur l’élément « Bases de données » et sélectionnez « Ajouter une base de données… ». Renseignez les différents paramètres en vous assurant d’utiliser le modèle template_postgis_20.

capture d'écran PostGIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le moyen le plus simple pour charger des données spatiales dans PostGIS est le chargement de fichiers Shapefile en utilisant l’outil dédié de PostGIS. Il est possible de télécharger gratuitement sur le net un grand nombre de données spatiales dans ce format.

Le Shapefile est un format de fichier initialement développé par ESRI pour ses logiciels commerciaux, qui contient toute l’information liée à la géométrie des objets décrits, qui peuvent être :
– des points,
– des lignes,
– des polygones.

Ce format est désormais devenu un standard largement utilisé par un grand nombre de logiciels de Systèmes d’Informations Géographiques (SIG).

On utilise communément le terme « Shapefile » pour parler d’un ensemble de fichiers. Le fichier Shapefile, à proprement parlé, possède l’extension .SHP et contient les entités géographiques elles-mêmes. Mais il est toujours accompagné de deux autres fichiers de même nom mais avec des extensions différentes :
– un fichier .SHX qui stocke l’index de la géométrie basé sur les positions des entités géographiques,
– un fichier .DBF qui contient les données attributaires relatives aux objets.

Il peut également être accompagné d’autres fichiers optionnels, comme le fichier .PRJ qui décrit le système de coordonnées et l’information de projection au format WKT (Well Known Text).

Pour accéder à la documentation technique du format Shapefile : http://www.esri.com/library/whitepapers/pdfs/shapefile.pdf

Chaque instance spatiale a un identificateur de référence spatiale : le SRID (Spatial Reference System Identifier). Le SRID correspond à un système de référence spatiale basé sur l’ellipsoïde spécifique utilisée pour le mappage de monde en deux dimensions ou le mappage de monde sphérique. Il encapsule sous la forme d’un nombre toutes les informations à propos de la projection de la carte. Le système d’identification de référence spatiale est défini par la norme EPSG (European Petroleum Survey Group), qui regroupe un ensemble de normes développées pour la cartographie, l’arpentage et le stockage de données géodésiques.

Pour consulter la liste de toutes les références de projection :
http://spatialreference.org/ref/

On peut consulter la liste de toutes les références de projection dans PostGIS en interrogeant la table spatial_ref_sys. Elle définit tous les systèmes de référence spatiale connus par la base de données. Les données livrées avec PostGIS, contiennent 3000 systèmes de référence spatiale et précisent les informations nécessaires à la transformation ou à la reprojection.

table spatiale ref sys

 

 

 

 

 

 

Pour savoir quel est l’EPSG utilisé par un Shapefile il suffit de charger le contenu du fichier .PRJ ou d’en copier le contenu dans le formulaire accessible via ce lien : http://prj2epsg.org. Cela vous donnera l’EPSG (ou une liste) qui correspond le plus à votre définition de projection. Il n’y a pas de nombre pour toutes les projections de cartes existantes dans le monde, mais les plus courants sont disponibles dans la base de données de prj2epsg.

Google Maps et Open Street Map utilisent la projection EPSG 3857 (World Mercator WGS 84). Si vous souhaitez superposer vos données spatiales sur ces fonds de carte, il est primordial que vous utilisiez le même système de projection afin que toutes les couches soient correctement superposées.

Il peut donc être nécessaire de convertir un Shapefile dans un autre système de projection. Pour ce faire, vous pouvez utiliser l’outil de conversion en ligne proposé sur ce site : http://converter.mygeodata.eu/vector.

Pour importer les données du Shapefile dans PostGIS, allez dans le menu Plugins > PostGIS Shapefile and DBF loader 2.0. Validez la base de données cible en cliquant sur « View connexion details… ». Sélectionnez le fichier à importer en cliquant sur « Add File » puis cliquez sur « Import ».

Post GIS shapefile Import/Export manager

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque le fichier est chargé, cliquez sur le bouton rafraîchir (F5) de pgAdmin pour mettre à jour l’arbre affiché. Vous devriez voir votre nouvelle table affichée dans la section Tables.

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